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 «24 jours»

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Chantal
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MessageSujet: «24 jours»   «24 jours» Empty28.04.14 16:10

Gang des barbares: Les soeurs d'Ilan Halimi toujours sous le choc

Les jeunes femmes s’exprimaient à l’occasion de la sortie mercredi prochain du premier film retraçant le cauchemar de leur famille, «24 jours», du réalisateur Alexandre Arcady…
Huit ans après la mort d’Ilan Halimi, un jeune Juif séquestré, torturé et tué dans une cité de Bagneux (Hauts-de-Seine) par le «gang des barbares», la blessure est toujours aussi vive pour ses proches.
Peut-on se remettre d’un traumatisme pareil, «Non, on ne s’en remet pas», répond Anne-Laure Abitbol, l’une des sœurs d’Ilan Halimi, au micro d’Europe 1.
Yaël Halimi et Anne-Laure Abitbol, sœurs de la victime, s’exprimaient à l’occasion de la sortie mercredi prochain du premier film retraçant le cauchemar de leur famille, «24 jours», du réalisateur Alexandre Arcady. «C’est important de parler», «pour la mémoire d’Ilan», expliquent les deux sœurs, avant de se dire contentes «qu’on reparle de cette histoire, pour qu’on n’oublie pas, que ça ne se reproduise plus».

«Une preuve d’en parler»
Le réalisateur a choisi d’adapter le livre de Ruth Halimi, la mère de la victime («24 jours, la vérité sur la mort d’Ilan Halimi»). Le jeune homme, alors âgé de 23 ans, avait été attiré dans un guet-apens, un soir de janvier 2006, à Sceaux (Hauts-de-Seine).
Il avait été retenu et torturé pendant trois semaines dans une cité de Bagneux. Ses ravisseurs, emplis de préjugés antisémites, voulaient extorquer de l’argent à sa famille. Youssouf Fofana, le chef du «gang des barbares» qui a reconnu avoir porté les coups mortels, a été condamné à la perpétuité en 2009. Ilan Halimi avait été découvert agonisant près de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), le long des lignes de RER.
«C’est une épreuve à chaque fois d’en parler», confesse Anne-Laure Abitbol. «Chacun (des accusés, ndlr) a fait un petit peu pour qu’Ilan soit là où il est aujourd’hui», dit-elle.

La mère d’Ilan N’a pas pu voir le film
«J’ai croisé une des accusées dans le métro et ça m’a fait comme un coup de couteau dans le coeur… ça m’a fait très très mal», dit-elle. «On s’est regardées et puis j’ai tourné le regard», se souvient-elle.
Le pardon est-il possible? «C’est très difficile comme question», répondent les deux sœurs.
Alors que le film est centré sur la mère d’Ilan Halimi, celle-ci n’est pas allée le voir en avant-première, rapportent ses filles. «C’est trop difficile pour elle.»





 «24 jours» 465123401 je n'irai pas voir ce film, c'est trop dur ... j'imagine la souffrance des parents entendre les cris de leur fils tout en étant impuissant devant ses appels .... les souffrances qu'a enduré ce pauvre gamin Pffff ... quelle cruauté !!! tous les auteurs de cet acte infâme n'auraient jamais dû sortir de prison
mais voilà la justice .... à quand une milice qui bute ces crapules à leur sortie «24 jours» Bazook10
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Chantal
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MessageSujet: Re: «24 jours»   «24 jours» Empty03.05.14 13:51

Affaire du gang des barbares

Source


L’affaire du gang des barbares désigne les événements liés à la mort d'Ilan Halimi, enlevé dans la région parisienne puis séquestré et torturé en janvier 2006 par un groupe d'une vingtaine de personnes se faisant appeler le « gang des barbares », dirigé par Youssouf Fofana. Leur choix se porte sur Ilan Halimi, car, du fait de son appartenance à la communauté juive, il est censé selon eux être riche.
L’affaire a suscité une vive émotion en France, y compris au plus haut niveau de l’État, du fait de l’antisémitisme des auteurs du crime et des conditions de séquestration et de mort du jeune homme. Le procès s’est déroulé d'avril à juillet 2009, selon les règles de publicité restreinte puisque deux des membres du gang étaient mineurs au moment des faits. Plusieurs livres en relation avec cette affaire ont été publiés, notamment L'affaire du gang des barbares d'Elsa Vigoureux, journaliste au Nouvel Observateur, ou 24 jours : la vérité sur la mort d’Ilan Halimi dont les auteurs sont Ruth Halimi, mère de la victime, et Émilie Frèche, jeune écrivain, ou encore Tout, tout de suite de Morgan Sportès.

Ilan Halimi, né le 11 octobre 1982, est enlevé le 21 janvier 2006 en région parisienne et torturé pendant les trois semaines suivantes dans une cité HLM de Bagneux dans les Hauts-de-Seine. Découvert agonisant le 13 février 2006 le long des voies ferrées du RER C à Sainte-Geneviève-des-Bois dans le département de l’Essonne, il est décédé peu après lors de son transfert à l’hôpital.
L’autopsie réalisée le 14 février à l’hôpital d’Évry (Essonne) a révélé des « brûlures » sur 80 % du corps, de multiples « hématomes et contusions », « une plaie à la joue » faite au cutter et « deux plaies à l’arme blanche sous la gorge ». Mais le médecin légiste conclut : « Aucun des coups n’est mortel. » Ce n'est donc pas un coup isolé qui a provoqué la mort mais l'ensemble des violences et tortures subies pendant trois semaines. Contrairement à des rumeurs ayant couru au moment des faits, aucune trace de violence sexuelle ni de mutilation n'a été décelée à l'autopsie2. Il apparaît aussi que le froid (l’enlèvement s’est passé fin janvier) et la faim ont contribué à l’affaiblissement de la victime.
Ses ravisseurs, qui furent surnommés le « gang des barbares », voulaient obtenir une rançon pour sa libération. Le « gang des barbares » était composé d’une vingtaine de personnes qui gravitaient autour d’un chef, Youssouf Fofana. Toutefois, les enquêteurs, évoquant plusieurs déplacements en Côte d'Ivoire de Youssouf Fofana durant le rapt, ont avancé l’hypothèse d’un autre chef. Son avocat a déclaré, sans autres précisions : « Il [est] parti deux fois en Côte d’Ivoire sur vingt et un jours [durant le rapt] […] il n’était peut-être pas le seul à diriger les choses » et « Je ne suis pas convaincu qu’il puisse parler librement tant que d’autres personnes sont dehors »3.
Des jeunes filles étaient utilisées pour attirer les victimes dans un guet-apens. Ilan Halimi ne serait pas la première victime du gang : il y aurait eu cinq tentatives d’approche avant lui, mais toutes auraient échoué. Halimi fut torturé durant plusieurs semaines dans une cave d’une cité de Bagneux. Le motif de ce crime est crapuleux : il s’agissait d’extorquer de l’argent à la famille de la victime, « supposée riche car juive ». Lorsque les ravisseurs se sont rendu compte que la famille ne disposait pas de la somme exigée — dont le montant a varié de 450 000 à 500 000 euros —, ils ont chargé un rabbin choisi au hasard dans l'annuaire téléphonique de récolter l’argent dans « sa communauté » pour payer la rançon.
Ilan Halimi est enterré au cimetière de Guivat Shaoul à Jérusalem Ouest en Israël après le transfert de son corps depuis sa tombe en France4.

Youssouf Fofana (né le 2 août 1980 à Paris 12e arrondissement) est le « cerveau des barbares » autoproclamé. Il est le cinquième enfant d’une fratrie de sept. Son père, Bakary, est arrivé de Côte d'Ivoire dans la capitale en 1964 ; il a été embauché comme manœuvre, puis comme ouvrier vitrier. Sa mère, Fatouma, était femme au foyer. En 1989, les Fofana ont emménagé dans un grand appartement à Bagneux, cité du Prunier-Hardy. La scolarité de Youssouf, au collège Joliot-Curie de Bagneux, a été catastrophique. Il n’a pas réussi à obtenir son BEP de comptabilité au lycée professionnel de Montrouge10.
Dès l’âge de seize ans, il accumule les petits délits (13 sur sa fiche de police) et a été condamné cinq fois entre 2000 et 2003 pour vols, violences volontaires, deux braquages et agression d’un policier. Il aurait déjà passé quatre années en prison pour faits divers dont vol et résistance aux forces de l’ordre11. Il est donc bien connu des services de la Police nationale (outrages et rébellions) et d’Interpol. Son père sait que Youssouf a fait trois ans de prison après sa majorité mais il en a oublié la raison, et déplore qu’il n’ait « pas compris qu’il fallait changer et travailler honnêtement après ». Youssouf habitait à la maison, comme les autres enfants, mais ne rangeait jamais rien et n’aidait pas financièrement ses parents, contrairement à son cadet Mamadou. Aux yeux du père, Youssouf est « très croyant » : « Il fait la prière cinq fois par jour et va à la mosquée de Bagneux, mais par contre il ne travaille pas, et moi, ça m’énerve. Ça me fait mal. Moi, je suis vieux, je me lève tous les jours à six heures et Youssouf, lui, ne fait pas d’efforts »10. De ses six frères et sœurs, un a déjà été condamné à de la prison ferme.
Il a été arrêté dans la nuit du 22 au 23 février 2006 à Abidjan par les gendarmes ivoiriens. Ses avocats ont essayé, sans succès, de s’opposer à son extradition en arguant de sa nationalité ivoirienne. Il a finalement été extradé le 4 mars12. Fofana a reconnu avoir prémédité l’enlèvement d’Halimi depuis décembre 2005, lors d’un séjour en prison, l’avoir séquestré, lui avoir porté plusieurs coups de poignard, et avoir donné l’ordre de le « saigner » car ne pouvant plus le garder. Il se serait ravisé et aurait ordonné qu’on le « lave » (à l’acide, afin d’effacer toute trace d’ADN), cependant il nie l’avoir tué et charge ses complices sur ce point13. Trois jours après la mort d’Ilan Halimi, alors qu’il se trouvait encore à Abidjan, il a appelé le père de la victime pour lui demander s’il était content. Il appellera également la petite amie d’Ilan Halimi, pour la menacer.[réf. nécessaire]
En mai 2006, Youssouf Fofana contacte son avocat Me Philippe Missamou et lui demande de lui servir d’intermédiaire auprès des maisons d’édition pour publier un livre relatant ses mémoires sur l’affaire14. Le 30 novembre 2006, une enquête pour « outrage à magistrat » est ordonnée à son encontre, à la suite d'un courrier menaçant et insultant qu’il avait envoyé à la juge d’instruction Corinne Goetzmann. Il sera condamné pour ces faits à une année de prison. Fofana a été incarcéré dans plusieurs établissements de la Direction interrégionale des services pénitentiaires de Paris et de Lille. Il a notamment fréquenté les établissements pénitentiaires de Villepinte, Amiens, Compiègne, Lille-Sequedin , Moulins-Yzeure15 et Alençon où son agression d'un gardien le 10 février 2014 a entrainé sa condamnation à 3 ans supplémentaires16. Il est considéré comme un détenu ingérable du fait des nombreuses pathologies mentales dont il souffre. Il est peu respecté et mal considéré par ses codétenus, qui le méprisent. Fofana est connu pour faire du prosélytisme islamique en détention.
Arrestation
Youssouf Fofana, qui s’est réfugié en Côte d’Ivoire le 15 février, revendique une prétendue nationalité ivoirienne pour s’opposer à son extradition vers la France. Visé par un mandat d’arrêt international, il est arrêté à Abidjan le 22 février et incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA). Youssouf Fofana s’était attaché les services de cinq avocats ivoiriens, qui avançaient que ce jeune Français de 26 ans, né en France, avait la double nationalité, son père étant ivoirien. Si ce fait avait été avéré, cela aurait effectivement bloqué l’extradition, la Côte d’Ivoire n’extradant pas ses ressortissants. Selon Francis Szpiner, l’avocat de la famille de la victime, il s’agit d’« une affaire très simple » : Youssouf Fofana, né dans l’Hexagone, ne s’est jamais « prévalu » de la nationalité ivoirienne, c’est « un citoyen français. Il est entré en Côte d’Ivoire avec un passeport français. Il était muni d’un visa, ce que tout étranger fait lorsqu’il veut rentrer dans un pays, et c’est donc un Français qui est en fuite ».
Le 2 mars 2006, la justice ivoirienne autorise l’extradition vers la France du principal suspect dans l’affaire du « gang de Bagneux ». Aucun recours n’est possible sur la décision judiciaire rendue par la chambre d’accusation d’Abidjan, réunie à huis clos. L’extradition devient exécutoire lorsque le président ivoirien Laurent Gbagbo signe le décret. La France affrète alors un Airbus A31017 avec une dizaine de gendarmes pour rapatrier Youssouf Fofana sous très haute sécurité. Le 5 mars 2006, Fofana voyage six heures allongé, menotté et entravé au sol, afin d'empêcher tout mouvement, toute parole, tant son attitude a été négative.[réf. nécessaire] « Cette solution extrême n'était pas envisageable dans un avion de transport commercial, même vide. Mais nous n'avons pas eu le choix. Seul un avion militaire, non soumis aux même règles et conditions de sécurité, nous permettait de rapatrier un mis en cause aussi incontrôlable », selon le témoignage anonyme d'un gendarme au cours du procès en appel de décembre 2010. À l'avocat de Fofana qui se plaignait du traitement inhumain infligé à son client, le responsable du dispositif policier a déclaré au tribunal : « Fofana n'a pas reçu de coups car nous avons agi en professionnels, mais son attitude (outrages permanents contre nous, contre la France, contre Israël, les Juifs, ainsi que des violences qu'il a tenté de nous infliger sans succès au cours du transfèrement et de l'embarquement) ne méritait pas autant d'égards. Cependant nous avions des instructions et nous savions que nous étions attendus à l'arrivée. »
Youssouf Fofana est aussitôt mis en examen pour « association de malfaiteurs, enlèvement, séquestration en bande organisée avec actes de tortures et de barbarie, assassinat » avec circonstance aggravante de faits commis « en raison de l’appartenance de la victime à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée » par les juges Corinne Goetzmann et Baudoin Thouvenot.

Autres membres du gang

  • Christophe Martin-Vallet : Christophe Martin-Vallet, dit « Moko », féru d’informatique, aurait suggéré l’idée des rapts et aurait organisé les opérations de séduction des rabatteuses. Il aurait également amené Emma à son rendez-vous avec la victime et l’aurait reconduite une fois la victime capturée24,25. Il est également accusé de viol avec Fofana, par un des « appâts ». Il aurait participé à six tentatives d’enlèvement.


  • Jean-Christophe G. : Jean-Christophe G., « JC », « Zigo », mineur au moment des faits, violent, ce serait lui qui aurait torturé Ilan Halimi, lui aurait écrasé un joint sur le front et lui aurait donné des gifles et des coups de manche à balai. Il fut exclu en classe de quatrième du collège Béranger à Paris, et avait déjà été interpellé pour vol de lecteur MP3 et possession de cannabis. Il aurait acheté quelques provisions (protéines liquides, pailles et ciseaux). Il témoigne : « La victime a sans doute fait du bruit ou gémi, et comme je fumais un joint, j’ai appuyé un court instant ma cigarette au milieu de son front. J’ai ensuite écrasé mon mégot au sol. »[réf. nécessaire]


  • Samir Aït Abdelmalek : Samir Aït Abdelmalek, dit « Smiler », père de trois enfants, déjà condamné pour des affaires de drogue et de vol de voiture, aurait fourni l’appartement de la séquestration à Bagneux, avant qu’Ilan Halimi ne soit séquestré dans la chaufferie de l’immeuble[réf. nécessaire]. Samir est aussi considéré comme le bras droit de Youssouf Fofana qu’il connaissait depuis dix ans. Il aurait fourni l’acide et donné un coup de cutter à la victime. Il était prévu qu'il touche 1 500 euros pour ses prestations. Dans le procès-verbal du 18 février 2006 de son interrogatoire par la brigade criminelle de Paris, Samir Aït Abdelmalek, déclare à propos d'un des actes de torture (destiné à produire une image) : « J’ai sorti la lame de cutter et après qu’il a mangé et bu, j’ai cherché un endroit où lui mettre un coup de cutter pour que ça saigne sans lui faire trop mal. Je ne voulais pas toucher à l’adhésif qui l’empêchait de hurler. Sans prévenir Ilan pour qu’il ne stresse pas, je lui ai mis un coup de cutter sur cinq ou six centimètres sur la joue gauche. Malgré le sparadrap, cela a saigné vite dans sa barbe qui n’avait pas été rasée. » À propos de la mort d'Ilan Halimi sur le bord d'une ligne de chemin de fer, le policier qui interroge le jeune homme poursuit : « À ce moment, m’a-t-il expliqué, Ilan avait réussi à relever son bandage sur les yeux. Du coup, Youssouf avec un couteau lui a mis un coup dans la gorge vers la carotide puis un coup de l’autre côté de la gorge. Ensuite il a essayé de lui couper le bas de la nuque. Puis il lui a mis un coup de couteau dans le flanc. Il avait sûrement dû revenir avec un bidon d’essence car il m’a dit qu’il avait utilisé un bidon pour asperger Ilan avec ce combustible et l’a incendié sur place. À ce moment il m’a dit : ‘Cela a fait une grande flamme et je suis parti.’ »


  • Yahia Touré Kaba : Yahia Touré Kaba, alias « Yaks », analphabète, aurait été geôlier deux semaines et demie. Il aurait coupé les cheveux de la victime et fourni deux autres amis pour sa relève, « Fabrice » et « Baba ». Il a témoigné en expliquant à propos de l’otage : « Il pissait dans une bouteille et faisait caca dans un sac en plastique. »[réf. nécessaire] Il serait impliqué dans une précédente tentative d’enlèvement.


  • Fabrice Polygone : Étudiant en BTS, il aurait été geôlier pendant toute la séquestration, et aurait aussi aidé à couper les cheveux de la victime. Il explique ce qui s’est passé la veille de la mort d’Ilan Halimi : « Dos contre le mur, jambes un peu repliées vers le torse, il était en peignoir. J’ai vu nettement des traces d’éraflure ou de frottement sur le côté gauche de son torse, un peu partout, vers les côtes, le cou, la poitrine. Ça ne saignait pas. »« Nabil, Zigo et moi, on devait le laver avec de l’eau, du gel douche qui se trouvait sur place et des gants de toilette. Je lui ai coupé les cheveux. Zigo et Nabil ont trouvé que ce n’était pas assez court et ils ont essayé de lui raser les cheveux avec un rasoir mécanique à deux lames, noir ou bleu. »


  • Jérôme Ribeiro : Jérôme Ribeiro, alias « Coup de Tête », issu d’une famille de six frères et sœurs, n’avait plus de travail depuis la mi-décembre 2005. Il était manutentionnaire intérimaire. Soupçonné d’avoir participé à l’élaboration du projet d’enlèvement et « Il était plus qu’un geôlier », selon une source judiciaire. Son témoignage aurait permis aux enquêteurs de remonter à d’autres membres du gang. Il a quitté le groupe à la fin du mois de janvier 2006. Des autocollants antisémites et des documents à la gloire des nazis ont été découverts dans l’appartement où il avait vécu. Il déclare : « Il [Fofana] m’a demandé si je voulais me faire beaucoup d’argent, j’ai répondu oui. Il m’a indiqué qu’il suffirait de garder trois jours un homme. »[réf. nécessaire] Il a été impliqué dans une autre tentative d’enlèvement : chargé de brûler un véhicule pour faire diversion, il se brûlera au cou et au visage.


  • Giri Oussivo N'Gazi : Ami de Jérôme, il aurait été geôlier.


  • Francis Oussivo N'Gazi : Francis N’Gazi aurait lui aussi été geôlier, et aurait fourni son appartement pour les réunions de groupe. Il est voisin de l’appartement des Fofana. Il aurait également fourni d’autres « filles-appâts » à Youssouf Fofana dans une autre affaire.


  • Nabil Moustafa : Nabil Moustafa, alias « Bilna », livreur de pizzas et footballeur, aurait été geôlier et aurait amené Cédric dans le groupe. Il témoigne : « Lorsque j’ai soulevé sa couverture, j’ai vu des taches de sang sur son pyjama avec des trous, au niveau des jambes et du ventre. Quand on l’a déshabillé, j’ai vu des plaques rouges sur son ventre (…), ça ressemblait un peu à des brûlures. »[réf. nécessaire] « On a dit qu’on en avait assez. Le boss a réfléchi et il a décidé qu’il n’y avait plus que ce soir-là, que l’autre devait dégager. »[réf. nécessaire] Il serait également impliqué dans une autre tentative d’enlèvement.


  • Cédric Birot Saint-Yves : Cédric Birot Saint-Yves, alias « Babas », ami de Nabil, aurait été geôlier. Il déclare : « Dès le premier jour, j’ai pu constater que l’otage présentait des traces de brûlure par mégots au niveau des côtes et du dos. » Les coups auraient débuté après un premier échec de remise de rançon. « Tous les quatre, Nabil, Yahia, Jérôme et moi, nous lui avons mis des tartes quand il gémissait pour avoir des cigarettes (…) Il m’est arrivé aussi de lui mettre de petits coups de balai sur les jambes, cuisses ou mollets. » Il est mis en examen pour séquestration, actes de torture et de barbarie. Le 5 janvier 2009, il est condamné par le tribunal de Créteil à cinq mois de détention ferme pour avoir utilisé un téléphone portable dans l’enceinte de la prison de Fresnes (Val-de-Marne) où il était incarcéré. Sa sœur cadette s'est vu infliger une peine de deux mois avec sursis pour lui avoir fait passer la puce électronique.


  • Gilles Serrurier : Âgé de 39 ans au moment des faits, il était le gardien de l’immeuble où fut séquestré Ilan Halimi. Il aurait prêté à ses bourreaux l’appartement, ou du moins la chaufferie où ils l’ont torturé. Ancien enfant de la DDASS, endetté par un divorce selon un locataire26, père de deux enfants, il aurait notamment remis les clefs de la chaufferie à Samir. Il est incarcéré pour « complicité de séquestration en bande organisée ».


  • Jean-Christophe Soumbou : Jean-Christophe Soumbou, alias « Marc », alias « Crim », alias « Craps » : ancien codétenu de Youssouf Fofana, il fait un séjour à la prison de Nanterre, où il était incarcéré pour vol avec violence. De corpulence musclée, il se rendra le 10 avril 2006 sous la pression exercée par la police sur son entourage. Il reconnaît avoir recruté deux hommes de main et fourni la voiture utilisée pour enlever la victime. Refusant de dévoiler le nom de ses deux complices, au motif que cela le mettrait en danger lui et sa famille, ceux-ci ne seront pas arrêtés. Il a été placé en garde à vue après sa déposition. Il est également impliqué dans d’autres tentatives d’enlèvement.


  • Franco Louise : Franco Louise27, ancien champion de France de boxe thaïlandaise à 23 ans. Il n’est pas poursuivi dans l’affaire Halimi à proprement parler.


  • Almane Diallo : Almane Diallo ou Alhassane, prêteur sur gages, soupçonné d’avoir pu servir d’intermédiaire dans le cas où une remise d’argent aurait été organisée. Il a été une des premières personnes arrêtées et mises en détention provisoire dans l’affaire.


  • Jérémy Pastisson : Il aurait participé à plusieurs tentatives d’enlèvement — dont une échouera grâce à l’intervention des voisins : le 5 janvier 2006, Mickael Douïeb est menotté et attaqué à coups de barre de fer, et insulté parce que juif. Son véhicule aurait servi à transporter Ilan Halimi.


  • Yassin N. : Il serait un homme de main recruté par Jean-Christophe Soumbou. Il s’est rendu à la police le 11 avril 2006 mais a été remis en liberté : il n’aurait pas participé au meurtre, ni au rapt d’Ilan Halimi.


  • Tiffenn Gouret : Elle aurait fourni des appâts à Fofana, qu’elle admire. C’est aussi l’ex-petite amie de Jean-Christophe G., et une amie d'Emma, qu’elle mettra en contact avec Fofana et qu’elle coachera pour son rôle d’appât. Elle recueille les confessions d’Emma (Yalda) après que cette dernière a attiré Ilan Halimi dans le guet-apens. Elle déclare : « j’ai fait ça pour rendre service » [à Youssouf Fofana]. Lors d’une autre tentative d’enlèvement, elle fournira directement les coordonnées et les habitudes d’un de ses camarades. Après l’enlèvement, elle conseillera à Emma de se teindre les cheveux. Elle lui répète que « ce n’est pas grave ».


  • Audrey Lorleach : Audrey Lorleach, dite « Léa » ou « Natacha », aurait servi auparavant d’« appât ». Jeune étudiante en assistance médicale, elle est la petite amie clandestine de Jérôme Ribeiro. À la recherche d’un plan pour gagner de l’argent, ce dernier la présente à Fofana, qui la recrute pour servir d’appât. Ses deux tentatives pour aguicher des jeunes hommes n’aboutissent pas, et Fofana, non sans avoir insisté, abandonnera l’idée de recourir à ses services. Mise au courant de l’enlèvement d’Ilan Halimi par son ami Jérôme, elle ne se signale à la police que deux jours après l’annonce de la mort du jeune homme. Elle est très amie avec Murielle, qui l’a poussée à se dénoncer. Elle a retrouvé la liberté après neuf mois de détention provisoire.


  • Sabrina Fontaine : Elle serait impliquée dans une tentative d’enlèvement ayant eu lieu en octobre 2005. Elle est interpellée peu après le passage d’un véhicule de police qui met la tentative d’enlèvement en échec.


  • Ruth : Présentée par Tiffen à Fofana, et âgée de 15 ans au moment des faits supposés, elle aurait aussi servi d’appât ; avec l’argent versé par Fofana (80 euros) pour avoir obtenu un numéro de téléphone, elle se serait acheté des bottes.


  • Sarah : Elle aussi aurait servi d’appât et aurait tenté (en vain) de séduire une proie rencontrée par Alexandra au Queen.


Autres personnes impliquées

  • Alcino Ribeiro : Père de Jérome Ribeiro, ce maçon de 52 ans, et sa belle-mère, sont accusés par sa copine Leila, de les avoir dissuadés de parler, en leur conseillant de faire profil bas. Alcino Ribeiro a comparu libre au procès. Le procureur a requis une peine ferme symbolique à son encontre, « parce que c’est le seul adulte qui avait une autorité, qui savait, mais qui n’a rien dit ».[réf. nécessaire]


  • Christine G. : Gardienne d’immeuble, c’est la compagne d’Alcino Ribeiro. Elle est aussi accusée de n’avoir pas dénoncé les faits.


  • Murielle Izouard : Amie d’Audrey, elle ne semble pas faire partie des opérations mais a été inculpée de « non-dénonciation de crime ». Elle s’est indignée des aveux de son amie et lorsqu’elle a reconnu le portrait-robot d’Audrey dans les journaux, elle l'a immédiatement alertée. « Je n’ai rien dit, car je n'y croyais pas. » En revanche, elle a poussé Audrey à se dénoncer. Admissible à l’écrit au concours de gardien de la paix, elle n’a pas pu passer l’oral, ayant été mise en examen pendant cette période. Incarcérée provisoirement, le juge des libertés a ordonné sa libération.


  • Leila Appolinaire : Petite amie régulière de Jérôme Ribeiro, elle fut mise au courant des faits, mais les parents de Jérôme l’auraient dissuadée de les dénoncer pour que Jérôme ne soit pas le seul à porter le chapeau.


  • Alexandra Sissilia : Elle aurait servi d’appât précédemment et a déclaré avoir été violée par Youssouf Fofana, Christophe Martin et Jérôme Ribeiro — une instruction sur cette agression a été ouverte par le parquet de Paris en mai 2006 et sera conclue par un non-lieu. Elle aurait été impliquée dans une autre tentative d’enlèvement, sur Michael D., le 6 janvier 2006, qui aurait échoué grâce à des passants. Elle n’aurait plus agi pour le groupe à partir de cette date. Elle a également été mise en détention provisoire.


  • Isabelle Mensah : Isabelle Mensah, confidente de Yalda, âgée de 18 ans au moment des faits, et dans le même lycée que Tiffen, était au courant des faits mais ne les a pas dénoncés. Elle témoigne : « Pour moi, c’est un truc de malade. J’y ai cru, mais je ne réalisais pas28. »


Procès en première instance
Le procès s’ouvre le 29 avril 2009 et dès la première audience, Youssouf Fofana se livre à des provocations. Il arrive tout sourire et lance, le doigt en l’air, un « Allah vaincra ». Lorsqu’on lui demande son identité et sa date de naissance, il répond « arabe africain islamiste salafiste » et donne le 13 février 2006 à Sainte-Geneviève-des-Bois, date et lieu de la mort de sa victime Ilan Halimi. Le procès est tenu selon les règles de publicité restreinte29, car certains des accusés étaient mineurs au moment des faits30.
Youssouf Fofana est condamné le 11 juillet 2009 à la peine maximale en droit français pour ce crime, soit la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de vingt-deux ans. Il décide de faire appel de cette condamnation mais se rétracte finalement peu après, cette condamnation a perpétuité devenant définitive31. Les autres verdicts vont de 18 ans de prison ferme à l’acquittement.
À la demande de Michèle Alliot-Marie, garde des Sceaux, le parquet a fait appel pour les condamnations inférieures aux réquisitions de l’avocat général32 soit 14 sur 27.

Verdict par accusé en première instance
Youssouf FofanaPerpétuité + 22 ans sûretéPerpétuité + 22 ans sûretéDécision définitive
Samir Aït Abdelmalek20 ans ferme15 ans de prisonAppel du parquet
Jean Christophe Soumbou20 ans ferme18 ans de prisonAppel du parquet
Jean Christophe G.34.15 ans ferme3515 ans de prisonDécision définitive
Emma (Yalda)3610 - 12 ans ferme379 ans de prisonAppel du parquet
Cédric Birot Saint-Yves12 ans ferme11 ans de prisonAppel du parquet
Fabrice Polygone12 ans ferme11 ans de prisonAppel du parquet
Yayia Touré Kaba12 ans ferme11 ans de prisonAppel du parquet
Nabil Moustafa13 ans ferme13 ans de prisonDécision définitive
Tifenn Gourret10 ans ferme9 ans de prisonAppel du parquet
Franco Louise8-10 ans ferme5 ans de prisonAppel du parquet
Christophe Martin-Vallet8-10 ans ferme10 ans de prisonDécision définitive
Francis Oussivo N'Gazi6-8 ans ferme7 ans de prisonDécision définitive
Guiri Oussivo N’Gazi5-7 ans ferme6 ans de prisonDécision définitive
Jérémy Pastisson5-7 ans ferme3 ans de prisonAppel du parquet
Jérôme Ribeiro12 ans ferme3810 ans de prisonAppel du parquet
Gilles Serrurier10 ans ferme9 ans de prisonAppel du parquet
Alexandra Sisilia8-10 ans ferme8 ans de prisonDécision définitive
Alhassane D5 ans sursisAcquittéAppel du parquet
Kamel F.5 ans avec sursisAcquittéDécision définitive
Alcino Ribeiro1 an ferme8 mois de prisonAppel du parquet
Audrey Lorleach3 ans dont 28 mois de sursis2 ans de prison, dont 16 mois avec sursisAppel du parquet
Muriel IzouardrienAcquittéeDécision définitive
Leila AppolinaireAcquittée6 mois de prison avec sursis, avec effacement du casier judiciaireDécision définitive
Christine G.1 an de sursis6 mois de prison avec sursisDécision définitive
Isabelle Mensah18 mois sursis6 mois de prison avec sursisDécision définitive
Sabrina Fontaine5 ans ferme3 ans de prisonAppel du parquet
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